Droits de vote: Le chef des républicains au Sénat accuse Biden de faire de la « démagogie »

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Le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell (Kentucky), a qualifié mercredi le président américain Joe Biden de « démagogue » après son discours sur le droit de vote de la veille en Géorgie.

« Écoutez, je connais, j’apprécie et je respecte personnellement Joe Biden depuis de nombreuses années. Je n’ai pas reconnu l’homme sur le podium hier. (…) La diatribe, du président hier était incohérente, incorrecte et indigne de sa fonction », a déclaré McConnell lors d’une allocution au Sénat.

« Hier, avec le plus grand mégaphone du monde, il a invoqué la guerre civile au sens propre et a dit que nous étions aux portes de l’autocratie. Il a parlé d’ennemis intérieurs. Une rhétorique indigne d’un président des États-Unis », a-t-il ajouté.

 Les remarques de M. McConnell interviennent un jour après que M. Biden se soit rendu en Géorgie pour plaider auprès des démocrates du Sénat en faveur de la modification du filibuster législatif, qui requiert 60 voix pour que la plupart des lois puissent être adoptées au Sénat, afin de faire passer des lois sur les élections et le vote. Les républicains ont bloqué trois projets de loi de ce type l’année dernière.

Dans son discours, M. Biden a présenté la lutte pour le droit de vote comme une question d’importance historique, suggérant que les législateurs doivent décider s’ils veulent « être du côté d’Abraham Lincoln ou de Jefferson Davis », en référence à l’ancien président des États-Unis et au président de la Confédération, respectivement.

M. McConnell a répliqué mercredi, affirmant que M. Biden avait reçu le mandat de « rapprocher un pays divisé, de faire baisser la température et d’atténuer l’air de crise perpétuel de notre politique ».

« Le président Biden a choisi d’échouer à son propre test », a soutenu M. McConnell.

M. Biden rencontrera les démocrates du Sénat jeudi pour les pousser à nouveau à adopter une législation sur le droit de vote et à modifier le flibuster législatif. Pour ce faire, ils auront besoin de l’aval des 50 sénateurs démocrates, ce qui n’est pas encore le cas.


Ines Sanou