TOURE Madoussou  étale les objectifs et les difficultés de l’ONG  SMED-CI dans une interview

Invitée de la nouvelle rubrique intitulée ‘’Les nouvelles’ on en parle ‘’l’espace dédié aux associations et aux ONG, PME, dans lequel les efforts de ces organisations sont mis en lumière. C’est dans cette optique que Madame TOURE Madoussou, présidente de l’ONG SMED-CI a accordé une interview au journal NDC/Nouvelles Du Continent pour parler de ses objectifs et les difficultés que son organisation rencontre.

Présentez-vous à nos lecteurs ?

Je suis Madame TOURE MADOUSSOU, juriste de formation, experte en genre de la chair UNESCO aux femmes et pouvoir de décision, gérante d’entreprise et présidente de l’ONG SMED-CI (soutien aux mères et enfants en détresse de Côte d’Ivoire). Nous sommes là depuis 2019 et nous luttons principalement contre la précarité menstruelle dans les prisons.

Pouvez-vous nous parler de votre ONG ? Quand est-ce qu’elle est née et quelles sont les raisons de sa création ou naissance ?

Comme on le dit , chaque fois toute création a un lien avec son créateur donc moi, j’avais une fois envie comme ça de faire des dons et puis avec des amies on s’est mise ensemble pour faire un don on a commencé à la pouponnière Mari Thérèse Houphouët Boigny et des autres qui m’ont dit ,pourquoi ne pas fait ça en ONG ,et c’est ce qu’on a fait depuis 2019. Nous agissons , nous venons en aide aux personnes en qui sont en difficulté.

Es-ce qu’il y a des conditions à remplir pour être bénéficiaire à votre ONG ?

Oui, comme le dit, déjà son sigle, il faut être vraiment dans le besoin, nous ne prenons pas en compte totalement la personne en charge mais on vient soutenir la personne, on vient avec ce qu’on a, ce qu’on peut apporter de plus.

Comment faire pour savoir justement que cette personne est réellement dans le besoin ?

Quelques fois, les gens  viennent avec des information par mail, sur notre compte ou peut-être même qu’on les voient ou pas, c’est-a-dire ça peut-être  les bénévoles qui nous envoient des informations sur certaines personnes ;ça peut-être des gens qui nous contact par le biais des différents comptes Facebook et twitter ,on prend le temps de faire des enquêtes pour voir si la personne est vraiment dans le besoin, la plus part du temps pour éviter tout ça quand on veut faire des dons, on va voir les institutions qui sont déjà crée et qui ne bénéficient pas on va dire de l’aide de l’état , des orphelinats , les femmes qui se mettent en institution c’est pas une institution assez légale mais qui accueillent des enfants chez elles avec des conditions assez précaire ou ca peut-être même les institutions de l’état mais qui n’ont pas assez de moyens comme ce qu’on a déjà fait à Agboville. Il y a un centre Agboville d’enfants malade psychomoteur, c’est-à-dire des enfants physiquement sont normaux mais qui sont handicapés mentalement et ils sont vraiment dans le besoin, là-bas, il y a un cantine mais il n’ya pas de moyen pour nourrir ses enfants même l’école qui doit les prendre parce qu’ils ont besoin d’un soutien assez spécifique en fait, c’est assez spécifique comme éducation et comme formation. L’État fait ce qu’il peut mais il y a encore beaucoup de choses à faire donc nous on vient en aide à ces personnes.

Votre objectif, c’est de lutter contre toutes forme de violences subir pas les femmes et les enfants en détresse, quelles sont les activités que vous menez au sein de votre ONG ?

Bon déjà ,on nous  connait relativement à la précaritémenstruelle parce que nous on lutte contre la précarité menstruelle en prison ,ça c’est assez précis ,  cela est venu lorsque nous sommes allé faire un don a la prison presque toutes les ONG et on a trouvé que , y avait ce besoin là qui n’était pas pris en compte et  je me suis dit mais attendez depuis la nuit des temps les femmes ont toujours eu leur règles mais comment ça ce fait que même dans tous les programmes on en parle pas, donc du coup on en a fait notre cheval de batail donc chaque mois , je dis bien chaque mois  parce qu’on estime que la femme fait ses règles du coup chaque mois nous nous battons, nous faisons des collectes pour pouvoir envoyer des serviettes hygiénique aux femmes qui sont en prison. Comme vous aviez toute de suite remarqué  là, y’a des serviettes qui sont arrivée devant vous, c’est à dire il ya des personnes qui ont été touché par la cause et qui nous envoient soit des serviettes hygiéniques, soit de l’argent qu’on transfère directement a celui chez qui nous prenons ces serviettes donc du coup le bureau est rempli de serviettes hygiéniques.

Généralement, il existe des ONG qui rencontrent des soucis, quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Il y en a plein et j’espère qu’on pourra finir de décliner tout ça aujourd’hui. Déjà pour le dépôt des dossiers ça c’est l’administration  j’’espere qu’ils ne vont pas se fâcher contre moi, mais c’est tout un combat, c’est les mêmes aujourd’hui encore on a dû appeler pour un dossier qu’on a déposé depuis 2020, on est toujours en attente de l’administration mais ne vous fâchez pas, si ça peut vous permettre de nous aider ce n’est pas mauvais  en plus de ça les acteurs, sinon quelque fois même les bénéficières même de ce don. En dehors de la précarité menstruelle, on fait des arbres de noël pour les enfants en décembre, on fait des distributions de fournitures pendant la rentrée scolaire. L’année passée on a dû faire ça  en prison à cause des lenteurs administrative, on a déposé des demandes parce que lorsqu’on va dans une école il faut faire une demande à l’administration  qui va nous donner le OKAY  pour qu’on puisse intervenir dans l’école ne serai-ce que pour donner des cadeaux aux enfants parce que c’est ce qu’on fait et on à des problèmes parfois avec des enseignants qui nous disent écoutez-vous.venez donner des cadeaux aux élèves qui sont ici mais nous ont a des enfants  à la maison,  et je suis toujours obligée de leur dire si votre enfant est à l’école, ici il n’y a pas de problème sinon nous aussi on a des enfants à la maison , des petits frères dans des villages, on vient de quelque part ,on a choisi cette école parce que on a trouvé que c’est dans une localité assez difficile les enfants n’ont pas assez de moyens ,c’est juste pour leur donner un peu de souri mais à tous les niveaux on a des difficultés peut-être ces difficultés donne un petit charme à la chose quelque fois quand on lance des SOS  et on a pas de bon retours on aimerait bien que relativement à la précarité menstruelle tout le monde soit touché par cette cause là.

Avez-vous des personnes de bonne volonté pour vous accompagner ? Si non. Quels messages voulez-vous donc lancer aux personnes de bonne foi afin de vous aider à atteindre vos objectifs ?

Oui, franchement oui, on a des partenaires qui acceptent au premier édition on a eu une entreprise ADAM Afrique je crois qu’ils fabriques du savon et les produits cosmétiques jusque là on a leur produits, ils nous en donne tellement ,je profite de votre antenne pour leur dire merci, merci du fond du cœur, merci et encore merci et on a eu aussi la nouvelle brasserie de côte d’ivoire , qui a toujours répondu OKAY  a tout ce qu’on a demandé, je leur dis merci et les personne de bonnes volontés ,franchement, je m’attendais pas à ça et des gens qui me connaissent même pas personnellement , qui m’ont jamais vue qui on été touché par les causes, qui ont chaque fois envoyer de l’argent pour acheter  des serviettes hygiéniques soit acheter des cadeaux pour les enfants ,je leur dis merci je peux pas vous citer tous vous qui aller suivre cette antenne je vous dis merci beaucoup vraiment merci vous ne pouvez pas imaginer ,ce que ça fait pour une personne qui ne s’attendait pas à ça de recevoir ne serai-ce qu’un paquet de serviette de serviette hygiéniques , il y a des enfants qui naissent en prison et qui  n’ont pas encore l’âge de sorti, leur maman se débrouillent comme elles peuvent .

Je suis la porte  voix je vous dis merci ya des enfants dans des quartiers difficiles ya des personnes pendant la pandémie du COVID-19  qui ont reçu des biens , des dons , de la nourriture, des savons en tout vraiment qui vous disent merci, merci pour tout et merci du fon du cœur, merci  à vous tous , je profite de votre antenne pour pouvoir toucher tout le monde

Quel bilan faites-vous de l’année 2021 et quelles sont les actions que vous comptez mener pour cette année 2022 ?

Un bilan assez mitigé on ne va pas s’auto-satisfaire on voudrait  faire beaucoup plus.Déjà on a des campagnes de sensibilisations qu’on faire au prés des jeunes filles, relativement à la sante de la reproduction des jeunes filles dont l’âge est  comprise entre 11 et 18 ans les filles dans les collèges et lycées.   On a  déjà fait des journées de sensibilisations et on va encore en faire pour qu’elles puissent savoir c’est quoi l’hygiène menstruelle, comment tenir son corps tout ça dehors et pour ceux qui sont en prison nous faisons toujours les dons il faut que les gens retiennent que entend qu’ONG nous sommes les seul sur place qui faisons ça de façon continue, certains vont de façon  sporadique faire des dons mais nous on en a fait notre cheval de bataille chaque mois et on lance un appelle à l’administration pénitentiaire pour nous faciliter l’entrée c’est-à-dire chaque fois ,on doit faire des dons ils peuvent nous faire une dérogation pour peut-être 3 mois,4mois ou 6mois pour qu’on puisse y aller tranquillement.

Pourquoi ne pas faire des sensibilisations au niveau des parents ? Parce que si les filles ignorent pleinement des choses sur leur morphologie ce n’est pas parce que les parents ne font pas plus attention à cela ?

Vous conviendrez avec moi que le sexe et tout ce qui touche au sexe est tabou en Afrique on en parle pas, du tout du coup les filles elles se renseignent  peut-être par internet ou par des amies ; ou bien l’école  les parents n’en parle pas.

 C’est vrai qu’on aurai commencé à sensibiliser les mamans mais ça sera difficile parce que les mamans elles te diront qu’elles on déjà traversées cette étape qu’elles ont déjà leurs enfants qu’es-ce qu’on peut venir leur dire encore donc mieux vaut prendre le taureau par les cornes des le base âge on va dire les jeunes filles nouvellement pubères pour qu’elles  savent à quoi s’attendre et je profite de l’occasion pour lancer un appel à l’administration, la précarité menstruelle c’est pas seulement qu’en prisons ,c’est partout, les femmes dehors comme en prison.

Votre mot de Fin

C’est vrai qu’on ne peut pas rendre cela moins chère mais si déjà on pouvait enlever quelques taxes sur les serviettes là ça va réduire le coût et plus de personnes auront accès aux serviettes hygiéniques et n’oublions pas celles qui sont en prison ça peut-être une sœur, une cousine, une tante ou nous même parce que nous sommes tous prisonniers, on peut-êtreprisonnier du jour au lendemain et le prisonnier peut-être chef de famille du jour au lendemain. C’est yeux des situations qui change ne les oublions pas ses femmes c’est vrai qu’on peut adhérer les barreaux  au moins, il faut protéger la dignité de ses femmes là c’est très important pour moi donc voila ça serai mon mot de fin ne les oublions pas.

Propos recueillis  par Brice Konan

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