Guerre en Ukraine: la Russie met en garde contre le danger « réel » d’une Troisième guerre mondiale

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a assuré lundi soir que le risque de Troisième guerre mondiale est « réel ».

Des négociations de paix sont toujours en cours avec Kiev, et restent pour l’heure peu concluantes.

    Moscou accuse l’Ukraine de « faire semblant » de discuter.

Le conflit russo-ukrainien peut-il dégénérer en Troisième guerre mondiale ? « Le danger est grave, il est réel, on ne peut pas le sous-estimer ». Tentative d’intimidation, acte de propagande ou mise en garde sincère, cette petite phrase lâchée par le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a de quoi soulever l’inquiétude. Tout en avertissant d’un possible escalade de la violence, la Russie a assuré ce lundi 26 avril vouloir poursuivre les négociations de paix avec l’Ukraine. 

Une déclaration faite au lendemain de la visite de plusieurs ministres américains à Kiev, alors que l’armée russe a frappé une centaine de cibles en Ukraine. Des installations ferroviaires ont été visées dans le centre du pays, une première. Dans ce contexte de tensions sans précédent entre les deux pays, où les négociations patinent pour trouver un accord de paix, Sergueï Lavrov vient d’accuser le président ukrainien Volodymyr Zelensky de « faire semblant » de discuter avec Moscou. 

L’Ukraine capable de vaincre la Russie pour le chef du Pentagone

Cité par les agences de presse russe, Sergueï Lavrov lance une pique à l’adresse de Volodymyr Zelensky, jouant sur son passé d’ancien comédien : « C’est un bon acteur (…), si on regarde attentivement et on lit attentivement ce qu’il dit, vous allez y trouver un millier de contradictions ». Mais « nous continuons de mener des négociations avec l’équipe » ukrainienne « et ces contacts vont se poursuivre », a-t-il déclaré.

Au lendemain de la visite à Kiev du chef du Pentagone Lloyd Austin et du secrétaire d’Etat Antony Blinken, où ils ont rencontré Volodymyr Zelensky, le ministre des Affaires étrangères russe souffle le chaud et le froid. Et ce, alors que M. Austin s’était montré plutôt optimiste sur une issue du conflit favorable à l’Ukraine. « La première chose pour gagner, c’est de croire que l’on peut gagner. Et (les Ukrainiens) sont convaincus qu’ils peuvent gagner (…) Ils peuvent gagner s’ils ont les bons équipements, le bon soutien », a déclaré lundi M. Austin. Plus tard dans la soirée, le président Zelensky a lui estimé que la victoire ukrainienne n’était qu’une question de temps. 

Les États-Unis, qui ont annoncé une nouvelle aide militaire directe et indirecte pour l’Ukraine de 700 millions de dollars, ont accéléré leurs livraisons d’équipements militaires, que Volodymyr Zelensky ne cesse de réclamer. Désormais, leur assistance se porte à près de 3,4 milliards de dollars. 

Ils fournissent des armes lourdes pour contrer l’offensive russe qui se concentre sur l’est et le sud de l’Ukraine. Un repli effectué après que les troupes de Moscou ont échoué dans la région de Kiev, dont elles se sont retirées fin mars. Ce soutien matériel apporté par les États-Unis poursuit un objectif : « voir la Russie affaiblie à un degré tel qu’elle ne puisse plus faire le même genre de choses que l’invasion de l’Ukraine », explique Lloyd Austin.

Selon le ministre de la Défense britannique Ben Wallace, Moscou a perdu à ce jour « approximativement 15.000 hommes » en Ukraine, un chiffre invérifiable de source indépendante. La Russie n’a donné aucun bilan depuis le 25 mars, lorsqu’elle avait affirmé avoir perdu 1.351 soldats.

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