Guerre en Ukraine: Vladimir Poutine a dit à Macron  qu’il compte atteindre ses objectifs par la guerre ou par la négociation

Depuis le lancement de l’offensive militaire russe, Emmanuel Macron ne ménage pas ses efforts pour tenter de convaincre Vladimir Poutine d’abandonner les armes en Ukraine. Les deux chefs d’État ont de nouveau échangé pendant 1h45 au téléphone ce dimanche.

Lors d’un nouvel échange téléphonique d’1h45 ce dimanche, Emmanuel Macron a à nouveau tenté de convaincre Vladimir Poutine d’abandonner les armes en Ukraine. Mais au 11e jour de guerre, le chef d’État russe a « nié » auprès du président français « que son armée prenne des civils pour cible », et assuré qu’il n’était « pas dans son intention » d’attaquer les centrales nucléaires.

Lors de cet appel qui a duré de 12h à 13h45 et était à l’initiative d’Emmanuel Macron, le président Poutine a toutefois fait savoir à son homologue qu’il atteindrait ses objectifs « soit par la négociation, soit par la guerre ».

La sécurité des centrales nucléaires, « une question cruciale »

Selon nos informations, Emmanuel Macron lui a fait part de « ses inquiétudes sur la sécurité des installations nucléaires », après le bombardement le 4 mars de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie, la plus grande d’Europe. Le président français a rappelé qu’il s’agissait d' »une question cruciale ». Ce à quoi Vladimir Poutine lui a répondu « qu’il était prêt à respecter les normes de l’AIEA pour la protection des centrales », selon la présidence française.

Sur le conflit en lui-même, Emmanuel Macron a rappelé au maître du Kremlin quelle était la situation en territoire ukrainien: à savoir « Karkhiv fait l’objet d’un siège violent, et de bombardements denses. Marioupol est encerclée, des bombardements ont commencé tandis que Kiev est en passe d’être totalement encerclée. »

Un train de nouvelles sanctions en cours d’examen

Ainsi, le chef de l’État a répété au président Poutine « sa demande et celle de la communauté internationale: cesser les opérations militaires » en Ukraine. « Plus le conflit dure, plus le risque de voir des formes de guerre plus brutale augmente », indique ce dimanche l’Élysée. « Le risque chimique n’est pas avéré, mais on sait comment la Russie a pu se comporter dans des conflits précédents. » 

Selon nos informations, Emmanuel Macron a dit à Vladimir Poutine qu’il était « nécessaire que le droit international humanitaire soit respecté, et que l’accès humanitaire soit permis. » Mais le chef d’État russe « a nié que son armée prennent des populations civiles pour cible, et a affirmé que les Ukrainiens avaient pour responsabilité de laisser les civils sortir des villes ».  

« Le président Poutine doit assumer ses responsabilités de belligérant »

« Le président Poutine doit assumer ses responsabilités de belligérant », a déclaré la président français à son homologue. Et l’Élysée précise qu' »un nouveau train de sanctions est en cours d’examen », « qu’il vise à dissuader Vladimir Poutine d’aller plus loin », notamment « de procéder à un siège de Kiev. »

Le chef de l’État français doit s’entretenir ce dimanche après-midi, 16h30, avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a déjà eu plusieurs entretiens téléphoniques avec son homologue russe depuis le début de son invasion de l’Ukraine le 24 février.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a une nouvelle fois réclamé dimanche à ses alliés occidentaux de lui livrer des avions de guerre. Dans le même temps, la présidence turque a annoncé que Recep Tayyip Erdogan s’était entretenu ce jour au téléphone avec Vladimir Poutine et réclamé un « cessez-le-feu général urgent » en Ukraine.

Audrey laghie

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