Dialogue Politique déjà en difficulté : Le Parti AAPSD -CI dit NON au dialogue politique et affirme, c’est une mission impossible

Le dialogue politique démarré le 16 décembre dernier entre le pouvoir et les partis politiques d’oppositions, plusieurs partis d’oppositions ont pris part ce cinquième ouverture du dialogue présidé par le Premier ministre Patrick Achi , par contre d’autres partis sont restés en marges de ces discussions, car pour certains ce dialogue n’est pas inclusif ,à la suite ce dialogue Dr Jean Mouho, le Président du Parti Politique de l’Opposition Ivoirienne, Alternative Africaine pour la Social-Démocratie en Côte d’ivoire (AAPSD -CI) affirme que ce dialogue politique est impossible et dit  non au Dialogue Politique pour le Resocialisation Nationale avec le Pouvoir.

A lentame, le Président de lAAPSD CI a rappelé quelques dates historiques avant de faire une proposition de sortie définitive de la crise politique ivoirienne.

De 1993-2001 8 ans, 2001-2021 20 au total 28   ans que la Côte d’Ivoire peine à sortir de la crise politico-militaire et celle née des « évènements du 19 septembre 2002 Sous l’égide de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)(C) et l’Union Africaine (UA), de nombreux accords ont été signés par les protagonistes. Il s’agit des accords de Lomé, d’Accra, de Marcoussis et de Pretoria qui ont reçu l’appui de la communauté internationale à travers les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Sans grands résultats puisque les élections présidentielles 2010-2011 qui devraient être la clé de voûte de ce processus ce sont transformer une à une crise postélectorale, soldée par une guerre politico-militaro civile. 

1887 : s’ouvrait la première école de la colonie Française sur les Côtes de ce pays appelé Côte d’ivoire par un français résident des Côtes.

Le 10 mars 1893 : la Côte d’Ivoire est érigée en colonie après d’un siècle de présence française sur ses côtes.

1972 : un système français de l’enseignement est imposé aux colonies pour servir les « intérêts coloniaux » et mettre en place les auxiliaires d’administration coloniale qu’on appellerait plus tard les assimilés français, africains de Côtes Français de ce pays Africain.

1900 et 1944 : L’enseignement pratiqué non seulement était rudimentaire, essentiellement rattacher à l’économie de traite, autrement dit l’économie de cueillette de fruit pour approvisionner les industries de France.

Une volonté politique coloniale d’exploitation majeure des responsables coloniaux guidés par un objectif de l’exploitation systématique des ressources naturelles agricoles et humaines sans effort d’investissement dans la colonie.

1958 : La Côte d’ivoire territoire de la France d’outre-mer.

1960 : Indépendance en association avec le France

1990 : Le multipartisme

1999 : Premier Coup d’Etat militaire avec un régime de transition dirigé le (CNSP)

2000 : Référendum, constitution ivoirienne

2002 : Forum de réconciliation nationale,  

19 : septembre 2002, crise politico-militaire et guerre civile en Côte d’ivoire, lorsque des soldats rebelle dont certains seraient venus du Burkina Faso, tentent de prendre le contrôle des villes d’Abidjan, Bouake et Korhogo.

2002 : Linas Marcoussis dans le centre de rugby, sous la direction de France

15-26 : janvier 2003 accord Kléber (transition-rebelle et pouvoir élu), partage la gestion de l’Etat.

Ils échouent dans leur tentative de prendre Abidjan mais parviennent à occuper les deux autres villes, respectivement dans le centre et le Nord du pays

24 janvier 2003 : la signature des accords de Linas-Marcoussis.

2004 : remis en question toutes les avancées obtenues.

 4 mars 2007 : signature de l’accord politique de Ouagadougou le 4 mars 2007, avant l’élection présidentielle.

2010-2011 : prise de pouvoir par les armes, force nouvelle, RDR et groupement RHDP, la guerre civile en côte d’ivoire fait 3000 morts selon le chiffre de communauté internationale, le pays devient méconnaissable.

De notre analyse sur les repères historiques des dates que nous venons de montrer, de quoi pouvons-nous attendre de ce dialogue politique pour la réconciliation nationale.

C’est une mission politique impossible, les mêmes actes produisent les mêmes effets.

Nous ne sommes pas d’accord pour le dialogue pour la réconciliation nationale. Nous pensons que ce dialogue politique pour réconcilier les ivoiriens et la Côte d’ivoire avec elle-même est une mission impossible pour apporter la paix dans notre pays.

Nous pensons que ce dialogue politique pour une réconciliation nationale qui commence déjà par exclusion des partis politiques ne serait pas capable de nous remmener la paix recherchée par notre peuple attaché à la cohésion nationale pour poursuivre dans la quiétude le développement de ce pays.

Parce que nul doute, c’est les mêmes d’hier, ils reviennent pour discuter de leur héritage et protéger leur intérêt colonial sous la bien vaillance de leur allié traditionnel, la France comme ils aiment le dire.

Nous l’AAPSD-CI, refusons de participer au jeu de l’esprit de malfaisante sociale. Cependant, nous demandons au peuple de notre pays de prendre leur responsabilité pour changer la trajectoire emblématique et la fondation de notre passé colonial.

Il s’agit pour la Côte d’ivoire de recouvrir son indépendance nationale et sa souveraineté pour « faire un peuple un pays, un pays un peuple ».

Pour atteindre se objectif ultime et aller à la réconciliation de la Côte d’ivoire, nous proposons un projet pour la nouvelle Côte d’ivoire inclusive de toute les fils et filles rassemblées autour de l’intérêt national de notre patrimoine commun à défendre ensemble.

Proposition de LAAPSD-CI pour une sortie définitive de la crise

  • Organisation les états généraux des assises d’une assemblée constituante à l’issue des travaux de la constituante, une nouvelle constitution de notre pays, il faudrait nécessairement interroger l’ensemble de l’avis du peuple de Côte d’ivoire. 

L’AAPSD-CI, pense convaincu de l’impérieuse nécessité de différentes analyses de l’environnement politique de notre pays depuis le passé colonial, l’indépendance falsifiée, la fondation de ce pays, la loi dite fondamentale, l’administration, l’institution nationale et le rôle régalien de l’Etat en faveur du peuple, le contrat social entre peuple et l’Etat pour la cohésion nationale, représente pour nous l’intérêt du peuple -nation au lieu d’Etat-nation.

En revanche, nous invitons les acteurs politiques, majeurs de notre pays pour une fois à libérer la Côte d’ivoire du pouvoir d’Etat suzerain tributaire a quelques autonomies de gouvernance limitées.

En conclusion, c’est une révolution intellectuelle et culturelle pour reconquérir la souveraineté, prenant à témoin l’opinion internationale et le peuple qui décidera de quel pays souhaiterait-il laisse en héritage pour la génération avenir, mettant fin à un Etat hybride occupé par l’armée étrangère et soumis à un gouvernement de l’étranger.

Président du Parti AAPSD-CI

Dr. Jean Mouho, Professeur d’université    

 Brice Konan

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